Réseau perdu, 2017
300 x 600 cm (6 toiles de 150 x 200 cm)
huile, acrylique, fusain, pastels et crayons sur toile et tissu imprimé

réalisé avec le soutien des Rotondes
© François Faber

 

Réseau perdu interroge le rapport entre l'individu et la masse. Le jetlag, désorientation spatio-temporelle ou état physique et mental d'effacement du soi, peut être lu à différents niveaux. Entre ici et là-bas, l'autre et le soi, l'extérieur et l'intérieur, comment puis-je m'inscrire sur une base de données déjà présente, sur une présence d'informations complexes dont la plus grande partie du fonctionnement m'échappe? Réseau perdu représente une expérience plastique de cette question, une tentative de mettre en œuvre la grandeur et la complexité du réseau de données dans lequel nous nageons. Les chemins sont multiples : on peut suivre le mouvement de la masse, imiter le geste répétitif imposé, sinon effacer sa présence ou encore créer des chocs, s'interposer avec des idées opposées.  La perception et le trouble visuel sont importants dans la lecture de la pièce. Que ce soit suite à un long voyage ou baigné dans notre propre société, la perte de repères nous frappe régulièrement. J'ai cherché à explorer cette sensation de difficulté à distinguer le vrai du faux, le réel du surnaturel.

 

Vue d'exposition, Jet lag - out of sync, Rotondes, Luxembourg, 2017
© François Faber

 

 

 

 

détails
© François Faber & Nina Tomàs

 

 

 

 

 

Réseau perdu (dyptique 2), 2017
300 x 200 cm (2 toiles de 150 x 200 cm)
huile, fusain et graphite sur toile et textile imprimé
Collection du Fond Communal d'Art Contemporain de Marseille

Vue de l'exposition Toc Toc, avec Filip Harna, Luxembourg, 2018
© Henri Goergen